Black Widow -- Votre note ?


Black Widow

Cate Shortland
dimanche 18 juillet 2021
par Didier GIRAUD
popularité : 4%

Dans les années 90, une "famille" d’espions russes vivant depuis trois dans l’Ohio est rappelée dans la mère patrie, échappant de justesse à des agents du Shield. Une fois de retour dans leur pays, les deux petites filles, Natasha et Yelena, sont destinées à rejoindre la chambre rouge, où elles subiront un entraînement particulièrement difficile et pénible, ainsi qu’un conditionnement, afin de faire d’elles des "veuves noires". Quelques années plus tard, devenue un membre des Avengers, Natasha est devenue une fuyarde après les événements ayant conduit à opposer les partisans d’Iron Man à ceux de Captain America. Mais elle est rattrapée par son passé lorsqu’elle elle est attaquée par le redoutable Taskmaster, à la recherche d’un antidote au conditionnement des veuves noires qui lui aurait été envoyé par son ancienne "soeur" Yelena...

Si vous avez déjà entendu parler de "famille dysfonctionnelle" sans trop savoir de quoi il s’agit, vous en aurez avec Black Widow une illustration aussi extrême que spectaculaire !

Que ce soit par son scénario ou par ses scènes d’action (notamment la dernière, en chute libre), le film repousse parfois les frontières de l’invraisemblance et de l’irréalisme... mais dans le contexte actuel de retour à la vie cinématographique normale avec la réouverture des salles de cinéma à pleine capacité, on a envie d’être indulgent, même si on a du mal à croire à cette famille, qui n’en est pas du tout une mais en devient finalement une, composée de quatre agents n’ayant rien à voir les uns avec les autres : un super-héros soviétique un peu ringard (le père, un super-soldat censé être l’équivalent de Captain America), une des premières Veuves Noires (la mère) et leurs deux filles qui sont en fait des orphelines, Yelena et Natasha (qui deviendra la Black Widow des Avengers).

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Car agents ou pas, après trois ans de mode de vie à l’américaine dans l’Ohio, les quatre n’étaient pas très loin de la désertion s’ils en avaient eu l’occasion, après avoir développé des liens entre eux. Car il est bien connu que le mode de vie américain est largement supérieur et préférable au mode de vie russe, au point de presque faire basculer des espions russes d’élite dans le camp de leur ennemi juré ! Et de ce point de vue là, le film renoue avec des clichés et des caricatures qu’on pouvait croire oubliés depuis la chute du mur de Berlin et la disparition de l’URSS ! Il faut croire que Poutine commence à inquiéter Hollywood...

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Si on met de côté ce côté caricatural qui ravive l’ambiance de la guerre froide, le film s’avère un bon film d’action, qui prend le temps nécessaire pour s’intéresser aux personnages et à leur psychologie, même s’il s’agit d’une psychologie un peu simplette et très orientée "comics" ! On relève toutefois par moments une petite touche d’humour de second degré (sur la fameuse posture de réception des super-héros notamment) qui est plutôt la bienvenue, même si en l’occurrence, elle s’avère un peu trop répétitive. Et pour un film de femmes (réalisé par une femme, avec un casting très féminin), le film ne tombe pas dans le piège du féminisme de base qui devient hélas peu à peu la norme à Hollywood (cf. Birds Of Prey).

Le budget de 200 millions de dollars permet de voyager (une constante dans les derniers films de chez Marvel depuis Civil War), de la Norvège à la Hongrie en passant par le Maroc, et de s’offrir des scènes d’action très bien chorégraphiées et réalisées par Cate Shortland, pourtant une novice du genre. Ce n’est peut être pas du niveau du Soldat de l’Hiver ou de Civil War (qui sont les deux références du genre à ce jour), mais cela reste très au-dessus de la moyenne.

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Il n’y a pas grand chose à dire des acteurs... chacun fait le job, de Rachel Weisz (vue notamment dans La Momie de 2008), ambigüe à souhait dans son rôle de fausse mère, à Ray Winstone, qui campe un de ces vrais méchants qu’on a envie de voir mourir dans de longues souffrances (et malheureusement, on est un peu déçu à ce niveau-là). Rien de spécial à signaler non plus concernant Scarlett Johansson, qu’on connaît désormais très bien dans ce personnage, ni concernant Florence Pugh (sa "soeur"), nouvelle venue dans cet univers Marvel. Le seul à tirer réellement son épingle du jeu est David Harbour, excellent dans le rôle du truculent Red Guardian. Quant à Olga Kurylenko (Oblivion, Vampire Academy, Dans La Brume, The Room)... à quoi bon embaucher une ex-mannequin si c’est pour l’engoncer dans un costume /armure et la défigurer ?

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Mais on ne va pas bouder notre plaisir. Premier blockbuster à sortir en France après plus d’un an de confinements divers et variés, ce Black Widow constitue une vraie bouffée d’oxygène, et on passera l’éponge sur ses quelques petits défauts pour ne retenir que l’essentiel : on ne voit pas passer les 2h15 que dure le film !

Et ce n’est qu’un début, si on croit la traditionnelle scène post-générique...

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