Barbie -- Votre note ?


Barbie

Greta Gerwig
mardi 12 septembre 2023
par Didier GIRAUD
popularité : 3%

A Barbieland, Barbie mène une vie parfaite. Chaque jour est le meilleur jour de sa vie, même s’il ressemble à s’y méprendre au jour précédent... jusqu’au jour où elle commence à avoir des pensées morbides, qui finissent par dérégler sa vie qui devient beaucoup moins parfaite à partir du moment où elle devient incapable de porter des chaussures à talons ! Elle décide alors de consulter Barbie bizarre, une Barbie devenue marginale, qui lui explique qu’elle est sans doute victime de la petite fille dont elle est le jouer et qui doit maltraiter sa poupée dans le monde réel. Barbie décide donc de se lancer dans l’aventure, accompagnée de Ken, fou amoureux d’elle et qui s’est glissé à son insu à l’arrière de sa voiture...

Des jouets devenus stars du cinéma, on en a déjà vus : les Transformers, les GI Joe et les Maîtres de l’Univers (tous les trois sous licence Hasbro) ont déjà donné lieu à des adaptations cinématographiques plus ou moins réussies...

Mais il s’agissait de jouets pour garçons ! Et les filles, alors ? Avec Barbie, voilà l’équilibre partiellement rétabli, avec un succès mondial auquel même les producteurs du film ne s’attendaient probablement pas !

La raison de ce succès tient à plusieurs éléments.

Evidemment, le film est dans l’air du temps avec son propos féministe. Mais celui-ci s’inscrit dans une certaine légèreté, sans jamais donner de leçon, sans recourir à des clichés, sans lourdeur, sans prosélytisme et sans arrière-plan "woke". Le film reste avant tout un divertissement, un hommage au jouet Mattel et aux rêves qu’il a pu faire naître chez des millions de petites filles.

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Cet hommage est évident dès les premières images, tant l’univers visuel créé par la réalisatrice Greta Geerwig (qui devient avec ce film la première réalisatrice de l’histoire à dépasser le milliard de dollars de recettes) évoque l’univers des jouets Mattel.

Du rose, du ros et encore du rose ! A tel point que si on en croit Wiki, la production du film aurait généré une pénurie de peinture rose fluo d’une certaine marque ! Mais ce rose omniprésent marque le second degré qui caractérise ce film, qui va jusqu’à mettre en scène les dirigeants de Mattel ! Et c’est précisément ce second degré et même une certaine dose d’auto-dérision, qui le rendent supportable, et même plaisant et divertissant.

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Tout le monde aura noté le propos féministe du film, bien entendu. Oui, mais... Le scénario du film n’est pas si tendre envers Barbie elle-même, qui dès le début du film accumule les clichés de la blonde superficielle et inconsistante, jusqu’au jour funeste où elle devient incapable de porter des chaussures à talons, ce qui marque quasiment la fin de sa vie de femme !

Son comportement vis à vis de Ken n’est pas non plus un modèle du genre, ce qui justifie pour partie le retournement de situation et la tentative de prise de pouvoir machiste et patriarcal, à base de bière et de voitures de sport, menée par un Ken déçu, délaissé, voire méprisé par une Barbie qui le regarde de haut et qui, de ce fait, devient tout à coup le méchant de l’histoire (avec tous les autres Ken). Heureusement, le putsch masculin ayant échoué, elle prendra conscience de son erreur et lui accordera une place plus importante dans sa vie. Ainsi, tout le monde est content et il n’est pas question de sexe car il est bien connu que les poupées n’en ont pas !

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Evidemment, tout ceci aurait facilement pu frôler le ridicule... sans parler des scènes chantées et dansées ! Mais la réalisation du film, son second degré donc, ainsi que le talent des acteurs parviennent à éviter cet écueil. Décidément, Margot Robbie semble taillée pour les rôles extrêmes, de Harley Quinn (Suicide Squad, Birds of Prey, The Suicide Squad) à Barbie ! Quant à Ryan Gosling, qui aurait pu l’imaginer dans ce rôle de benêt transi d’amour pour une Barbie qui l’ignore, qui tente de se transformer (de façon assez ridicule) en macho dominant. On pourrait aussi citer les participations et apparitions de Dua Lipa (Barbie sirène), de J[ohn Cena (catcheur célèbre devenu acteur et connu notamment pour son rôle de Peacemaker dans les films et séries DC), de Will Ferrell et Helen Mirren...

Au final, de manière assez astucieuse, le scénario renvoie dos-à-dos les deux protagonistes, chacun avec sa quête d’identité et son nouveau libre-arbitre. Il n’y a ainsi ni gagnant ni perdant, ce qui évite au film de tomber dans un propos ni trop moralisateur, ni outrancièrement féministe. Cela peut sembler simple, voire simpliste... mais c’était sans doute bien plus complexe qu’on ne peut l’imaginer de parvenir à un tel résultat. Comme quoi Hollywood peut encore produire des films intelligents, en dépit des apparences...

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