Blade Runner
Blade Runner de Ridley Scott est un pur bijou cinématographique de 1982, inspiré du roman de Philip K. Dick au titre improbable de "Do Androids Dream of Electric Sheep" (en français, Les Androïdes Rêvent-ils de Moutons Electriques ?). Il n’a pas veilli d’une image !
Un ancien détective "désabusé", Rick Deckard, (Harrison Ford dans son plus beau rôle) se voit reprendre du service après que quatre Réplicants se soient évadés d’une station de travaux trop dangereux pour les humains. Les Réplicants sont des robots si perfectionnés qu’on ne peut les différencier des humains. Le seul moyen de les reconnaître est leur incapicité à éprouver des émotions.
C’est donc une chasse non pas à l’homme mais aux Réplicants dans un Los Angeles futuriste que nous fait vivre Ridley Scott ! Les décors sont gigantesques et filmés en vues plongeantes, ce qui renforce l’idée d’une mégalopole vertigineuse et claustrophobique (on pense au "Métropolis" de Fritz Lang).
La nuit poisseuse qui recouvre constemment la ville semble étouffer peu à peu des habitants hagards, abrutis par le bruit d’une foule grouillante et par les lumières artificielles des panneaux publicitaires gigantesques (Dans le film "Soleil Vert" de Richard Fleischer, c’est une brume verte qui sature l’air et asphyxie peu à peu les habitants).
Il y a beaucoup de références dans ce film. Celui qui est le plus marquant pour moi est le symbole religieux. Ridley Scott a l’art de montrer les émotions sans avoir recours à aucun dialogue. En particulier dans cette scêne sublime : à sa mort, l’âme du chef des Réplicants (l’excellent Rutger Hauer) monte dans les cieux sous la forme d’une colombe d’un blanc immaculé.
Pendant tout le déroulement du film, le héros Rick Deckard découvre l’humanité perdue des habitants pour la retrouver chez les Réplicants. Comme eux, il tente de se constituer une "vie de famille" et recouvre un piano de photos si anciennes pour l’époque de l’action, qu’il parait peu probable qu’elles soient issues d’une famille réelle. Ce genre de détails laisse penser que le chasseur de réplicants est lui-même un réplicant qui se ment à lui-même ou qui est à la recherche de son identité perdue !
Il existe deux versions de Blade Runner : dans la version originale Deckard est un humain et dans la version du réalisateur c’est un Réplicant !
A noter que La bande originale du film est de Vangelis. La musique classique et les sons futuristes du musiciens se combinent parfaitement aux images sombres et mélancoliques du film.
A découvrir très vite pour tous les esthètes de la SF !!!!
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