The Colony
Pour faire face au réchauffement de l’atmosphère, l’humanité à tenté de contrôler artificiellement le climat. Mais l’expérience s’est révélée désastreuse et depuis, la neige ne cesse de tomber. Plusieurs années après, il ne reste que des poignées de survivants installés dans des "colonies", des anciennes installations souterraines plus ou moins bien reconverties en lieux d’habitation. Pour faire face au froid et à la maladie, des règles très strcites ont été instaurées, afin d’écarter tout risque d’épidémie de grippe... mais pas assez stricte pour certains, comme Mason, qui estime que les malades devraient être achevés au plus vite. Lorsque le contact avec les habitants de la colonie 5 est rompu, Briggs, qui dirige la colonie 7, monte une expédition pour leur venir en aide. Mais il ne se doute pas de l’horreur qu’il va découvrir. Et pendant ce temps, à la colonie 7, Mason en profite pour prendre le pouvoir...
Même si le scénario de The Colony ne brille pas particulièrement par son originalité, il s’avère suffisamment malin pour accrocher le spectateur jusqu’au bout, en dépit de quelques longueurs.
L’humanité plongée dans une nouvelle ère glaciaire, ça commence en effet à sentir le réchauffé (si on peut dire...) après des films tels que The Day After (celui de Roland Emmerich) et plus récemment Snowpiercer, dont The Colony reprend plusieurs éléments : l’idée d’une catastrophe écologique résultant d’une tentative de mettre fin au réchauffement climatique, ainsi que celle du cannibalisme comme conséquence de conditions de vie extrêmes (et une fin plutôt ambigüe)...
Heureusement, The Colony ne se résume pas à une lutte entre gentils survivants et affreux cannibales, même si ça occupe une bonne partie de la deuxième moitié du film, qui s’apparente d’ailleurs davantage à un film d’action qu’à un film d’horreur (à deux ou trois scènes près). La première partie, qui nous montre la vie dans la colonie 7 ainsi que le voyage vers la colonie 5, s’avère plutôt intéressante, avec des décors enneigés parfois assez impressionnants, où on a du mal à distinguer ce qui peut être naturel de ce qui relève des effets spéciaux.
En effet, il s’agit d’un film canadien, tourné pour partie en Ontario, par une température de - 30 degrés ! Cela contribue évidemment au réalisme du film et à la performance des acteurs, qui n’ont sans doute pas eu à se forcer beaucoup pour grelotter de froid... Par ailleurs, en dépit d’un budget plutôt faible (165 millions de dollars) Jeff Renfroe à réussi à bien s ’entourer avec Laurence "Morpheus" Fishburne, Bill Paxton et Kevin Zegers, un jeune acteur qui monte ( Détour Mortel*, L’Armée Des Morts, Zoom : l’Académie des Super Héros, The Mortal Instruments), tous trois parfaitement crédibles.
Le leader des cannibales mérite également une mention spéciale, par l’antipathie qu’il parvient à dégager à chacune de ses apparitions, à tel point qu’ il serait surprenant de ne pas le revoir prochainement dans un rôle de méchant ! C’est pourtant avec les cannibales, malheureusement, que le film frôle parfois le ridicule... Certes, on peut imaginer que des conditions de vie particulièrement dures puissent pousser des hommes (et des femmes, ne soyons pas sexistes) à se comporter avec une certaine sauvagerie et à manger de la chair humaine. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils se transformeraient en animaux décérébrés, incapables d’articuler le moindre mot et poussant à tout bout de champ des cris de bêtes !
Mais si on met de côté cette petite faute de goût, on peut passer avec The Colony un bon moment de divertissement, avec des ambiances réussies, entre frissons glacés et claustrophobie souterraine...
* dans lequel il avait déjà affaire à des cannibales !
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