Everything Everywhere All At Once -- Votre note ?


Everything Everywhere All At Once

Daniel Kwan & Daniel Scheinert
lundi 1er mai 2023
par Didier GIRAUD
popularité : 28%

Evelyn Quang Wang, américaine d’origine chinoise, traverse une passe difficile : non seulement sa laverie subit un contrôle fiscal, mais de plus son mari Waymond cherche à obtenir le divorce, et elle accepte mal le lesbianisme de sa fille Joy. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’elle va découvrir lorsque le corps de son mari est soudain occupé par "Alpha Waymond", qui prétend venir de l’Alphavers, une des innombrables réalités parallèles du multivers né de tous les choix faits par tous les habitants de l’univers ! Elle apprend ainsi que sa propre version de l’Alphavers a découvert comment voyager dans le multivers en accédant aux corps, mais aussi aux souvenirs et aux capacités de ses homologues. Elle apprend aussi que la version de l’alphavers de sa fille a développé des capacités uniques qui menacent l’existence même du multivers...

Voilà typiquement le genre de film dont on pourrait tout dire, puis dire l’inverse, avec autant de légitimité. On peut en effet aimer, voire adorer l’originalité, le délire scénaristique, la qualité des images et du montage, le côté à la fois indéniablement "film indépendant" mais avec aussi un côté blockbuster... tout comme on pourrait détester le fouillis du scénario, son aspect opportuniste au moment où Marvel est en pleine exploitation du concept de multivers, ses références parfois obscures, son propos woke et sa nature de comédie qui ne parvient pas vraiment à faire rire.

Everything Everywhere All At Once, comme son titre l’indique, c’est un peu tout cela à la fois.

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Et pour être honnête, ce film est le genre d’OVNI cinématographique qu’on adore découvrir par hasard. Lorsque que cela se produit, on ressent ce que doit ressentir un archéologue comme Indiana Jones lorsqu’il découvre enfin l’Arche d’Alliance... Le sentiment d’être chanceux, d’être le premier, d’être l’élu ! Le problème, c’est que lorsqu’on regarde Everything Everywhere All At Once, qui a remporté sept Oscars (et une ribambelle d’autres récompenses), on s’attend à un film exceptionnel... et nécessairement, on tombe de haut et la déception nous guette, même si objectivement le film présente un certain nombre de qualités indéniables !

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La première de ces qualités, c’est son scénario au cordeau, aussi invraisemblable qu’original et surprenant. Avis à ceux qui n’auraient pas encore vu le film : accrochez-vous, ne vous endormez surtout pas, et ne faites aucune pause, d’aucune nature que ce soit, sans mettre le film sur pause lui aussi, au risque de ne plus rien comprendre et de passer à côté !

Le deuxième point fort du film, c’est son humour. Mais là aussi, il faut suivre... car c’est un humour qui prend différentes formes. Cela va du cliché de la famille sino-américaine qui tient une laverie... au look complètement incongru de Jamie Lee Curtis (qui n’est décidément jamais aussi à l’aise que dans des comédies), en passant par les façons totalement farfelues permettant de voyager dans le multivers, ou encore les caractéristiques de certains univers parallèles, comme celui dont les habitants ont à la place des doigts des saucisses molles... Les Monty Pythons ne sont pas loin, par moments ! Mais c’est pourtant bien d’un film américain dont il s’agit.

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La troisième bonne surprise, c’est le casting. On ne présente plus Michelle Yeoh (relancée récemment par ses apparitions dans Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux et dans Star Trek Discovery), ni Jamie Lee Curtis. Mais la production a eu la bonne idée d’aller chercher des acteurs comme Ke Huy Quan (que vous connaissez sans doute pour son rôle de Demi-Lune dans Indiana Jones et le Temple Maudit, ainsi que pour celui de Data dans Les Goonies, et qui était également l’archiviste du TVA dans Loki, la série Marvel qui a introduit le concept de multivers !), ou encore James Hong, acteur américain d’origine asiatique à l’immense carrière. Les trois premiers remportent les Oscars respectifs de meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle et meilleur acteur dans un second rôle !

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Cela fait beaucoup d’atouts... mais on regrettera que l’originalité du scénario cède parfois à la facilité du grand n’importe-quoi (la référence à Ratatouille, de même d’ailleurs que celle à 2001 L’Odyssée de l’Espace, par exemple). Mais surtout, fallait-il vraiment dans ce film autant d’idéologie woke ? Parce que la lecture (même pas subliminale) que l’on peut en avoir, c’est que, si la fille d’Evelyn tourne mal au point de devenir la créature qui menace l’existence même du multivers, c’est parce que sa mère n’a jamais accepté qu’elle soit lesbienne ! C’est un peu gros, quand même, comme ficelle. Mais ne serait-ce pas, au fond, la raison pour laquelle le film a reçu autant d’Oscars ?

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